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David Loiseau : importante poursuite contre Québécor Média
Mercredi, 11 Août 2010 00:24    PDF Imprimer Envoyer
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Nouvelles - Local

David Loiseau

Il y a quelques jours déjà, nous avions appris que David Loiseau venait de déposer une requête introductive d'instance en cour supérieure (chambre civile) à l'intention de la Corporation Sun Media (Journal de Montréal), Québécor Média (Agence QMI) et le journaliste Vincent Morin, une poursuite se chiffrant au total à près d'un demi million de dollars. La requête de Loiseau se veut une demande de dédommagement pour dommages et intérêts et dommages punitifs relatifs à l'article paru le 28 avril 2010 qui lui aurait porté préjudice et qui aurait été considéré diffamatoire, en plus de deux autres articles subséquents parus le 1er et le 4 mai de la même année.

À la lecteur des documents rendus publics, on y apprend que David Loiseau - dont les principaux revenus proviennent des bourses gagnées lors de combat et aussi de commanditaires et qui jouiassait jusqu'alors d'une réputation sans tache - entend prouver que notamment l'article en page couverture du Journal de Montréal du 14 avril dernier intitulé "Loiseau membre du crime organisé?" a gravement porté préjudice à sa réputation. De plus, il soutient que la citation suivante employée au cours de l'article : "Il était un membre avoué des Hells Angels et a été visé par l’opération SharQC en 2009", ne portant pas la spécification de ce à qui réfère le "il" en question, laissait sous-entendre qu'il pouvait s'agissir de lui-même. Il ajoute par le fait même qu'en disant "Loiseau pourrait avoir des liens avec le crime organisé", qu'il s'agissait non seulement d'une affrimation très grave, mais surtout, sans fondement.

On apprend aussi qu'une demande de rétractation a été faite par Loiseau et le cabinet d'avocat le représentant. Or, plutôt que de procéder à une rétractation, Sun Media ne s'est contentée que de publier un petit encadré de type "Précision" dans le cahier des sports le 1er mai, ce qui est considéré nettement insuffisant face à la démesure et au sensationnalisme utilisé dans l'article initial qui avait fait la une et dont David Loiseau avait fait l'objet pour ses prétendus liens avec un réseau criminalisé, une prétention qui au Québec, a l'habitude de ne pas trouver pardon dans l'opinion publique.

Comme si cela n'était pas assez, dans un article du 4 mai 2010, il était écrit : "La semaine dernière, le Montréalais a été retiré de la carte du gala UFC 113 de Montréal, qui doit avoir lieu le 8 mai prochain, car la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) lui avait retiré son permis". Or la RACJ n'a jamais suspendu l'athlète, ni le lui a retiré son permis, Loiseau n'ayant alors fait face qu'à un contretemps pour l'obtention du précieux bout de papier, qu'il a d'ailleurs obtenu depuis. Selon les avocats représentant Loiseau, il s'agit tout simplement de propos mensongers.

Aussi, fait le plus surprenant, un mise en demeure datée du 7 juillet 2010 a été envoyée aux défendeurs, mais ces derniers n'y ont donné aucune suite, préférant l'ignorer. Il est aussi mentionné que jamais les défendeurs n'ont tenté d'entrer en communication avec David Loiseau avant la publication des dits article ce qui, même si ce n'est pas mentionné à la présente poursuite, remet en doute leur éthique journalistique.

Il incombera donc maintenant à David Loiseau et ses avocats, sur qui le fardeau de la preuve repose, de démontrer que les propos considérés diffamatoires tenus par le média ont gravement porté atteinte à sa réputation de façon définitive et que les défendeurs, afin de susciter du public, ont, de façon volontaire, créé l'impression définitive qu'il était un criminel sans se soucier des conséquences que pouvaient entraîner de telles publications. Il devra aussi prouver que ces publications contreviennent à la Charte des droits et libertés de la personne, les défendeurs ayant délibérément porté atteinte à sa réputation en ayant choisi de ne pas remédier à la situation en toute connaissance de cause. Et bien entendu, il devra démontrer qu'il a, suite à la publication de ces articles, souffert de préjudices.

La partie défenderesse a maintenant jusqu'au 13 septembre 2010 pour comparaître par écrit personnellement ou par avocat au Palais de justice de Montréal.



 

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