| Adam Reid parle de W-1 : New Ground | ||||
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Le coloré Adam Reid, entré par hasard dans le milieu des arts martiaux mixtes, vous est peut-être encoe inconnu, mais une chose est sûre, ce ne sera pas pour longtemps. Que ce soit à Off The Record ou The Grill Room, il a baigné dans l'univers du sport au cours des dernières années et la transition vers le milieu des arts martiaux mixtes s'est fait tout naturellement pour l'acteur. Si au départ, nous avions des doutes sur le jeune homme, l'animée discussion avec le sympathique "entertainer" nous a permis de comprendre quel était son rôle au sein des MMA. Qui sait d'ailleurs qu'il a fait ses premiers pas comme représentant d'un média à l'UFC 83 ou encore, qu'il a été un des visages de l'organisation TKO dans l'octogone? Égérie, présentateur, intervieweur, commentateur, porte-parole, blogueur et plus encore, Adam Reid pourrait tout comme il l'a fait pour nous, vous surprendre. Lors de cette entrevue en trois volets, nous avons eu la chance de discuter avec Reid pendant plus d'une heure. De la carte du prochain événement W-1 au futurs projets de l'organisation, en passant par son introduction dans le monde des MMA jusqu'à ses commentaires chocs sur certains athlètes, tout y a passé. Nous vous invitons donc à entrer dans l'univers du personnage bien singulier qu'est Adam Reid...
Adam Reid, porte-parole de W-1 UF : Si on parlait de W-1 et de ses projets à venir. On a remarqué au cours de l’été que l’organisation avait procédé à des signatures, je pense notamment à celle du vétéran du Bellator Will Romero. As-tu eu la chance de le rencontrer jusqu’à présent et peux-tu me parler un peu du processus qui a amené la décision de le mettre sous contrat? AR : Je ne l’ai malheureusement pas encore rencontré, mais on parle ici d’un gars qui évidemment est incroyable. Pour nous le combat qui opposera Tristan Johnson à William Romera est certes un combat fort attendu, les gens nous en parlent fréquemment. Il s’agit de deux gars qui sont classés parmi les meilleurs de leur catégorie, mais surtout deux gars qui ont tout à gagner puisqu’ils viennent de perdre leur dernier combat respectif. Dans le cas de Tristan, c’était contre le Québécois Guillaume Lamarche au mois d’août. Mais au-delà de ce combat, si on regarde la carte en général, qu’on parle de William Romero, Sean Pierson, Ryan Machan, Mychal Clark, Brett Rogers, Jamie Yager, c’est une carte qui est vraiment incroyable et qui marie habilement les noms connus aux favoris locaux. Côté international, les athlètes que nous faisons venir ici, on parle par exemple de Mychal Clark est venu se battre à notre dernier événement contre Steve Bossé, et bien il a été tellement impressionné de la façon dont W-1 traitait ses athlètes et notre façon de faire les choses – voir comment nous étions organisés – qu’à son retour en Californie où il s’entraîne au même gym de Jamie Yager qu’il avait dit à ce dernier que s’il voulait se battre, qu’il devait impérativement nous contacter parce qu’il avait trouvé que W-1 avait de la classe. C’est suite à cela que les négociations ont été entamées. Quant à Brett Rogers, évidemment, c’est le gros nom de la carte. Plusieurs personnes se demandent pourquoi nous l’avons signé et surtout, comment on a fait pour avoir Brett Rogers. C’est pourtant très simple. Si on regarde la division de poids lourds du Strikeforce, c’est un petit peu dans le désordre présentement… Il y a Fedor Emelianenko qui se demande encore contre qui il va se battre, je crois qu’on vient à peine d’annoncer que ce sera contre Antonio Silva. Et il y a Alistair Overeem qui ne pourra pas se battre possiblement jusqu’en 2011. Puis il y a Rogers, qui en ce moment, a besoin de se battre. Il a eu dix victoires pour deux défaites et on parle ici de dix victoires qui ont presque toutes été rapides et assez expéditives. Après ses deux défaites face à Emelianenko et Overeem, il a donc besoin de rester actif et de se rebâtir. Si certains prétendent qu’on peut utiliser l’expression qu’il s’agit d’un combattant qui nous est « sous location » pour retrouver le chemin de la victoire et ainsi rebâtir sa carrière au Strikeforce, ils ont tort. Il ne veut pas rebâtir sa carrière avec Strikeforce, il veut rebâtir sa carrière, point! Le duel Villareal est donc un combat qui sera pour lui extrêmement important et il s’agit d’un matchup qui démontre clairement la relation de confiance qui s‘établit entre Strikeforce et W-1. Du côté de Villareal, 18-18-3 et on s’entend, il n’est pas nécessairement le gars le plus spectaculaire, mais en même temps, il a un bon bagage d’expérience. Il s’est battu face à Ricco Rodriguez, Don Frye, Antonio Silva, Bas Rutten, Dan Severn, Tim Hague pour ne nommer que ces derniers. Une belle preuve que les fiches et les chiffres ne valent rien. On parle ici d’une fiche de qualité. UF : Et sans oublier bien entendu la dimension locale à Halifax… AR : Bien entendu! C’est une carte extrêmement importante pour nous et la réponse à Halifax commence à prendre de l’ampleur. Et ça, c’est grâce aux figures locales. On parle de Jason MacKay, un des tops de l’est du Canada, une véritable vedette locale. Il s‘agit d’un gars qui était prêt à prendre sa retraite et finalement, il va avoir une plate-forme pour le faire. Quand il a entendu que W-1 se présentait sur place, il a sauté sur l’opportunité… Je veux dire, excepté TJ Grant et Roger Hollett, il n’y a pas beaucoup d’athlètes qui sont sortis de l’est du Canada et ce n’est pas par faute de talent. C’est que personne ne leur a donné la plate-forme nécessaire pour le faire et se mettre en valeur. Parmi les athlètes là-bas, on regarde Jason Mackay, Matt MacGrath, Roger Hollett, ils font tous partis de ces athlètes encore trop méconnus. Hollett, dix victoires, trois défaites par exemple, ce sera SA soirée! Et que dire de MacGrath qui affrontera Ryan Machan… Trois des quatre défaites qu’a MacGrath à sa fiche sont contre des vétérans de l’UFC, plus récemment face à Jonathan Goulet et Claude Patrick. Puis il y a Machan, il a remporté récemment son affrontement contre Rohovie suite à ses revers face à DeLorenzi et Jorge Brito, on se retrouve donc ainsi avec deux poids mi-moyens d’expérience, respectés, qui en sont à un point tournant dans leur carrière. UF : Sauf qu’il ne suffit pas toujours d’avoir de bons combats pour créer de bons matchups. Est-ce que W-1 a ce petit plus présentement? AR : N’importe quel matchmaker espère, lorsqu’il bâtit une carte, avoir une histoire pour chaque combat, une raison pour chacun des athlètes de s’affronter et non seulement pour un chèque de paye, mais parce qu’il y a aussi quelque chose sur la ligne. Si on regarde Jason Mackay, c’est l’histoire de sa retraite, une dernière chance pour lui de montrer ses talents et faire sa marque. Matt MacGrath et Ryan Machan, il s’agit de leur chance de remettre hors de tout doute leur carrière sur la bonne voie. Quant à Tristan Johnson et William Romero, de bons espoirs, fiche identique de 5-1, qui ont tous deux récemment subi la défaites et veulent revenir en force. Ce sera un combat extrêmement difficile pour les deux. Roger Hollet, qui aura enfin la chance de se faire voir à la télévision partout en Amérique du Nord considérant la diffusion de l’événement, ce qui pourrait finalement lui ouvrir les portes de la scène internationale. Et Brett Rogers et Ruben Villareal, ce sera leur baptême de la scène canadienne et une chance inouïe de faire oublier leur mauvaise passe respective et qui plus est, de pouvoir possiblement s’assurer d’une deuxième présence au sein de l’organisation W-1. Cette carte est tout simplement « boostée » à fond! UF : Et comment ça s’est passé avec la commission athlétique là-bas, qui est réputée pour être particulièrement exigeante et difficile? AR : La commission athlétique là-bas a été collaborative et d’une extrême générosité avec nous. Ça bouge différemment du Québec, notamment, les choses bougent un petit peu plus lentement. Mais une chose qu’on a particulièrement apprécié de leur part, c’est qu’à la place de se contenter d’être uniquement une commission athlétique, ils se sont naturellement imposés comme un partenaire pour nous assister tout au long de l’organisation de notre événement. Au Québec par exemple, on a vraiment l’impression qu’il s’agit d’une régie, de fonctionnaires qui ont leur façon de standardiser le sport. Par contre, de l’autre côté, cela peut aussi être une épée à double tranchant… UF : Outre cet aspect, comment être vous reçus là-bas à Halifax, du côté des médias, des athlètes et des fans? AR : Côté média, côté radio, les gens ont faim. Et je dois avouer, ils sont particulièrement heureux de voir Jason MacKay en plus de bon nombre de vedettes locales qui sont sur la carte. Donc on sent que non seulement on va être capable d’apporter un bon contenu canadien avec ces gars-là, mais en plus, on a de solides noms comme Rogers et Villareal ainsi que Ryan Machan et Sean Pierson qui viennent soutenir l’intérêt à l’échelle internationale. Donc on a tout dans le meilleur des deux mondes, incluant la saveur locale de la carte qu’on voulait. Nous aurions certes aimé promouvoir cet événement à Montréal, mais il ne faut pas oublier que nous sommes diffusés sur Fox Sports et que notre carte se retrouve ainsi davantage bâtie pour la télévision que pour une grosse foule. UF : Êtes-vous aussi bien reçus par les autres organisations qui étaient déjà en place là-bas? AR : Chaque organisation a des façons différentes de fonctionner et offre un produit qui lui est propre. Il y a de la place pour tous. Le plus d’événements professionnels il va y avoir, le mieux ce sera. Au bout du compte, toutes les organisations ont la même mission, celle de faire grandir le sport. C’est certain qu’il peut y avoir des craintes chez les autres organisateurs déjà actifs là-bas de voir arriver une organisation comme la nôtre. Mais à quelque part, ce n’est pas soit tant différent de ce que les organisations locales vivent ici à Montréal chaque fois que l’UFC se présente une fois par année pour promouvoir un événement, ni différent même du fait qu’une organisation basée à Gatineau fasse la promotion d’un événement à Montréal ou qu’une organisation de l’ouest qui s’amène au Manitoba en embauchant des combattants de l’est… On ne peut pas plaire à tout le monde, mais de notre côté jusqu’à présent, nous avons reçus des félicitations de la part de beaucoup de gens et la réponse médiatique est tout aussi bonne. UF : Justement, en allant à Halifax en effet, ce n’est pas un secret que le bassin de population, donc d’amateurs et spectateurs, est de loin inférieur à celui de certaines autres grandes villes. Même si tu me mentionnes que la carte est bâtie en fonction de la télévision, il demeure néanmoins qu’il fallait une certaine audace pour pénétrer ce marché qui était jusqu’alors hermétique. Qu’est-ce qui a amené cette décision de W-1? AR : Il y a certaines choses qui ont influencé la décision, la première étant qu’il s’agit d’un nouveau marché, non seulement pour W-1, mais aussi un marché de MMA moins développé. Et puis après que l’organisation eut rencontré plusieurs athlètes originaires de l’est du pays, pour lesquels l’organisation W-1 a beaucoup de respect, elle s’est penchée sur les raisons pour lesquelles ces athlètes étaient méconnus. Et la raison qui en est ressortie, c’est que ce n’est pas du tout parce qu’ils ne sont pas talentueux, mais bel et bien parce qu’il leur manque un tremplin national, voir une organisation d’ampleur internationale, bien gérée, qui va se présenter sur place et leur donner cette opportunité-là. Avec l’appui de la commission athlétique - et c’est sûr qu’on a dû passer à travers certains obstacles notamment au niveau de notre compréhension de comment les choses fonctionnent dans l’est du Canada – depuis le premier jour, nous avons pu bénéficier d’un engouement total et rapide. Ils voulaient qu’on se présente, qu’on soit là, et en échange, on leur a promis de s’amener avec quelque chose de spécial, un événement conçu sur mesure spécifiquement pour eux, un lien d’attachement spécial pour la plupart des combats. Un beau mélange de saveur locale, nationale et internationale quoi! Personnellement, quand j’ai appris que Brett Rogers ferait parti de la carte, j’ai sursauté et j’ai été légèrement intimidé. (rire) Ça été un assez gros choc. Quand j’ai reçu l’appel pour confirmer officiellement le combat, bien que je savais déjà que c’était en négociations, je me souviens m’être dit qu’il y avait vraiment quelque chose de spécial qui était présentement en train de se produire pour les provinces maritimes et l’organisation W-1. Et en même temps, chacune de ces petites choses me confortent chaque fois d’avoir pris la décision de me joindre à W-1. Juste la possibilité de tenir les rennes de la conférence de presse avec de tels athlètes, c’est déjà beaucoup pour moi. Considérant ce que j’ai vécu à la dernière conférence de presse du W-1 à Laval, j’anticipe déjà ce que ce sera à Halifax, avec les médias, les amateurs, les photographes etc. Un paquet de gens remplis de curiosité qui se demanderont, c’est quoi les MMA, c’est quoi W-1, qui sont ces athlètes... Ce sera grandiose. UF : Une question brûle cependant toutes les lèvres, W-1 à Halifax, est-ce que c’est un « one hit wonder », on y va et on passe à autre chose après ou bien le nom de l’événement « New Ground » traduit une orientation prise par l’organisation qui veut créer de nouvelles bases solides à long terme là-bas? AR : On ne veut pas sauter d’étape, on y va une étape à la fois. Comme nous le savons tous, il n’y a aucune garantie dans le monde du MMA. C’est un milieu tellement difficile! Il y a un paquet de choses qui doivent être en place pour assurer un succès total alors en ce moment, on ne pense pas aussi loin que ça. Notre mission, c’est de comme lors de notre dernier événement, soit de présenter une super bonne carte plus, nous voulons réellement qu’il y ait une saveur sur les trois paliers; local, national et international. Mais est-ce qu’il y a des chances qu’on puisse le refaire et mettre en place une série d’événements? Possiblement. Sauf qu’en ce moment, notre équipe au complet met l’emphase sur l’événement à venir. Et j’apprécierais tout particulièrement que tu me permettes par le fait même de mentionner que notre équipe est vraiment une équipe incroyable. Nous aurons justement une réunion à Toronto la semaine prochaine où seront réunies les seize à vingt personnes qui font parties de l’organisation. Ce sont des gens qui travaillent très fort et qui sont prêts à se donner à fond. Nous sommes bien organisés; à chaque niveau, il y a quelqu’un pour tout et c’est en équipe que nous nous envolerons pour Halifax. Vous savez, j’ai travaillé dans ma vie avec beaucoup d’équipes et quelques organisations et j’ai remarqué que trop souvent, tout repose sur les épaules de deux ou trois personnes qui prendront toutes les décisions, voire parfois une seule personne et à W-1, ce n’est pas le cas. Et c’est la qualité qui fait la différence entre une organisation qui est bonne, et une qui est excellente. On n’y pense pas toujours, mais il faut des gens pour monter le ring, assurer les relations médiatiques, placer la salle, un chauffeur pour voyager les gens entre l’aéroport et le quartier général ainsi que le lieu de l’événement, une autre pour gérer les finances, l’attribution des per diem, les repas et j’en passe. Promouvoir un événement est un travail colossal. UF : Concernant la suite de l’événement d’octobre, W-1 a annoncé la mise sous contrat de Steve Vigneault pour un combat. Qu’est-ce que Vigneault représente pour W-1? AR : Steve Vigneault est une acquisition qui est extrêmement importante pour l’organisation. C’est un athlète qui est très respecté et fort apprécié des foules. Il représente parfaitement la philosophie de W-1 dans le sens où nous voulons des athlètes de talent et il cadre parfaitement avec ça. Je pense que l’avoir avec nous donnera l’opportunité de faire de très grandes choses, tant pour nous que pour sa carrière. De toute façon, je suis d’avis qu’il a déjà accompli beaucoup de grandes choses, bien des choses même que plusieurs combattants aimeraient bien accomplir dans leur propre carrière. On n’a qu’à penser au fait qu’il est allé à l’UFC... Steve Vigneault il n’y a rien qui ne l’arrête et tous les espoirs sont permis pour lui dans le futur. Ce que j’aime de ce gars-là, c’est de voir qu’il est extrêmement passionné et qu’il a encore après toutes ces années, le feu sacré pour ce qu’il fait. Le combat il a ça dans le sang. UF : W-1 a annoncé un événement à Halifax pour le mois d’octobre, mais on parle aussi déjà d’un événement à venir en novembre qui devrait mettre en vedette Steve Vigneault face à Shonie Carter, ce qui nous a été confirmé en exclusivité par Jack Bateman hier. Où en sont les développements pour cet événement? Connait-on le lieu, la date etc.? AR : C’est encore à négocier. Selon l’information que moi j’ai en ce moment, ce ne sera peut-être pas nécessairement en novembre, notamment suite à l’annonce de la tenue de l’événement UFC 124 au début décembre et de toutes les nouvelles qui concernent le développement des arts martiaux mixtes en général au pays. Disons que c’est encore au cœur des discussions. Les dernières heures ont peut-être donné lieu à de nouveaux développements que j’ignore peut-être, mais je devrais d’abords m’en enquérir avant de les commenter. De mon côté, on m’avait initialement parlé du 4 décembre. Il est cependant possible que vous ayez raison et que les choses se soient officialisées dans les dernières heures. UF : Cela m’amène inévitablement à te parler des récents développements dans le dossier de l’Ontario dont le gouvernement a finalement décidé de faire débloquer le dossier et d’aller de l’aval avec la légalisation des MMA sur son territoire. J’aimerais connaître la réaction de W-1 à cette annonce… AR : C’est une nouvelle incroyable et très importante pour le monde des arts martiaux mixtes. Je pense qu’on va maintenant pouvoir voir les MMA atteindre un autre niveau au pays, qu’on parle ici du côté corporatif, du côté médiatique, du côté commandites ainsi que du côté financier, ce qui est indéniablement lié à tout ça. On sait déjà que l’Ontario est un gros marché, possiblement un des meilleurs endroits pour les MMA. Au Canada présentement, l’Ontario était jusqu’alors la pièce manquante du casse-tête. La population là-bas connaissais et voyait les arts martiaux mixtes, mais en n’en ayant pas dans leur cour, elle ne participait pas activement à faire grandir le marché. Maintenant nous sommes presque tous sur la même page. On n’a plus besoin de se limiter dans les villes qu’on va visiter et se répéter. Et puis il ne faut pas se le cacher, c’est vraiment un des bons marchés en Amérique du Nord pour l’achat de « pay per view » du moins pour l’UFC et il s’agit de la capitale « financière » du Canada. Par contre, c’est à double tranchant. Il faut s’attendre à voir rapidement éclore un marché extrêmement saturé puisqu’on peut déjà présumer qu’il y aura beaucoup d’organisations d’arts martiaux mixtes qui voudront prendre d’assaut ce marché et aussi, qui seront créées. Sauf que l’ouverture d’un tel marché ne saura être bénéfique qu’à ceux qui seront organisés et géreront leur finance de la bonne façon. Mon avis, c’est que ce sera seulement les meilleurs des meilleurs qui réussiront à le conquérir et s’y imposer. UF : Ce n’est pas un secret de polichinelle que W-1 a toujours attendu une telle annonce et convoite ce marché depuis un bon moment déjà. Est-ce que l’organisation entend déménager ainsi ses pénates à Toronto, où ses gestionnaires sont établis et ce, dès que le dossier de législation sera réglé? AR : Il n’y a rien de confirmé à cette échelle encore une fois. Il est encore trop tôt pour être fixés en ce qui concerne où on en sera en 2011. Tel que je l’ai mentionné plus tôt, on y va une étape à la fois, surtout que nous avons déjà deux événements d’importance à venir sur lesquels on doit travailler. L’annonce de l’ouverture du marché de l’Ontario est très importante et c’est certain qu’on ne rejette pas l’option, sauf que présentement, tous nos espoirs, tout notre travail, la réunion que nous aurons tous les membres de l’équipe en septembre; la discussion ne sera pas de savoir ce qu’on fera en 2001 ni de discuter du dossier de la légalisation en Ontario, ce sera d’avoir un super bon show en octobre, bien organisé, que les combattants soient contents et qu’on soit capable de produire une carte et un produit final tant sur place qu’à la télévision, qui va plaire aux gens d’Halifax, aux Canadiens ainsi qu’aux Américains. En ce moment, on pense à aujourd’hui, on pense au présent. UF : Donc les livres ne sont pas fermés et on peut encore conserver espoir de revoir W-1 au Québec? AR : Je dirais, sans avoir peur de me tromper que oui. De toute façon, même si allait en Ontario en 2011, il faudrait encore un petit peu de temps pour que cela se concrétise. Donc oui pour le Québec en 2011, c’est fort probable, mais encore une fois, je répète qu’on ne veut pas regarder trop loin donc il n’y a aucune garantie puisqu’on y va un événement à la fois. |









